Actus et archives du blog

Merci de vos témoignages…

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Témoigner peut faire du bien, et créer un espace d’ échanges, par le biais des commentaires,  avec des personnes qui comme vous accompagnent un proche, un être cher.

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Accompagner en fin de vie

L’accompagnement c’est avant tout une rencontre.

Une rencontre d’humain à humain, de cœur à cœur, une rencontre « d’âme à âme » , sans costume, sans masque, sans fard.

C’est un temps d’écoute, de présence, de partage sans à priori et sans jugement.

C’est un moment privilégié de confiance, de confidences, d’une richesse insoupçonnée, d’une intensité incommensurable.

Accompagner, c’est simplement donner de son temps, être là, cheminer à côté de celui qui s’en va et à son rythme. C’est lui permettre de parler de ce qu’il n’ose dire à ses proches, ses soucis, ses colères, c’est parler de ses peurs aussi, et parfois de sa mort.

Accompagner, c’est être attentif et disponible pour vivre pleinement le moment présent.

C’est respecter la personne que l’on accompagne quelques soient ses idées, quelques soient ses croyances, quelque soit sa vie….

Et ces rencontres dans l’accompagnement sont des cadeaux. Des cadeaux de la vie, car je reçois bien plus que je ne donne. Ce sont des dons de soi, des gestes d’amour échangés gratuitement.

Martine C. 

COMMUNICATION : conférence avec Marie IRELAND et des bénévoles de Strasbourg : « Apprivoiser le deuil – Comment se reconstruire après la perte d’un être cher ».

Compte- rendu de la conférence avec Marie IRELAND et des bénévoles de Strasbourg,   » Apprivoiser le deuil – Comment se reconstruire après la perte d’un être cher « 

Avec ce thème, l’Association a organisé une conférence Vendredi 9 octobre 2009 à l’école d’infirmières de Vierzon avec ce thème.

«  La perte d’un être cher est souffrance »

Le deuil est le temps de la douleur, nous rappelle Marie Ireland, Ecrivain, Psychologue, présidente de Jalmalv Nantes.

Freud a souligné que le deuil est la réaction de la perte de « l’objet d’Amour ».

Les rites de séparation qui entourent le deuil sont importants, quels qu’ils soient , selon nos traditions.

La personne endeuillée a besoin de temps : autrefois elle était entourée , aidée pendant une période longue d’au moins deux ans .

Aujourd’hui , nous avons tendance à croire que le deuil est rapide, que deux, trois « jours »  suffisent ; en réalité c’est un processus, long et inconscient, qui passe par plusieurs étapes , et différent selon chaque personne. »

Richard Rauscher et Marie-Thérèse Bitsch, coanimateurs de Groupe d’Entr’aide à Strasbourg, nous ont fait part de leur expérience (depuis 2001).

Des personnes se rencontrent pour parler de leur souffrance , dans l’espoir de pouvoir se restructurer après la perte d’un être cher.

Un groupe d’entraide n’est pas un lieu de thérapie pour des deuils pathologiques, car ces derniers relèvent de psychothérapeutes professionnels et non de bénévoles.

Le groupe de soutien est une forme d’aide ou chaque personne va pouvoir parler de son vécu, de son deuil, de son ressenti, pouvoir écouter, se sentir écouté, autour de deux bénévoles spécifiquement formées et qui ont elles-mêmes vécu des deuils.

Avant la mise en route d’un Groupe d’entraide , chaque personne est reçue par les coanimateurs , pour un entretien individuel, éventuellement deux ou trois , ce qui permet une première prise de contact.

Lors de la première rencontre du groupe, les participants sont invités à accepter des règles importantes de fonctionnement : les horaires, la Confidentialité, le respect réciproque et le non jugement.

Ce sont les personnes elles-mêmes qui font fonctionner le groupe avec une dynamique interne, encadrée par les coanimateurs.

Le groupe va évoluer et permettre à chacun, non pas d’oublier, mais de  «Vivre l’absence»

Le public présent a manifesté son attention en posant des questions aux intervenants.

Preuve que le besoin de parler du deuil est d’autant plus fort que, comme le souligne Marie Ireland, le sujet reste encore relativement tabou dans notre société.

Un lieu de rencontre serein et chaleureux…

 Je me nomme Nat. Je suis bénévole en soins palliatifs depuis 2002. Lorsque j’ai commencé à l’hôpital de Creil (60) j’ai tout de suite été intégrée à une équipe vraiment spéciale. Une unité mobile soudée avec les bénévoles « l’un sans l’autre ne pouvant œuvrer convenablement » déclarait Isabelle, chef du service des soins palliatifs. Tous les jours un bénévole était présent. Nous prenions 1/4 d’heure avant le groupe de paroles sur notre planning une fois/mois. Mon jour était le dimanche soir. Les malades étant plus angoissées la nuit et souvent déprimés après le départ des visites, c’était donc le meilleur moment.

Nous avions à disposition une pièce, un salon avec fauteuils et canapés pour y recevoir la famille, plus rarement les malades qui pouvaient encore se déplacer ou le personnel soignant. Une petite cuisine équipée s’est vite avérée un super lieu de confidences en attendant la soupe chaude ou le café. Il n’a pas été facile de créer tout cela mais il a été primordial pour l’équipe de créer un espace chaleureux et sécurisant pour y accueillir ceux qui en avaient besoin, faire sortir les familles de chambres un petit moment, leur permettre de se laisser aller à la douleur, à la peur ou la colère ailleurs que dans un couloir ou devant le malade.

Aujourd’hui je suis bénévole à l’hôpital de Bourges. Tout ne se passe pas encore comme cela mais les mentalités bougent et petit à petit l’éveil se fait. Les médecins s’habituent à nous voir et nous avons l’opportunité de venir expliquer notre rôle aux infirmières en formation.

L’hôpital de Creil n’est pas une exception et je suis convaincue qu’avec la dynamique des soignants et des bénévoles, leur implication, leur efficacité, un lieu de rencontre serein et chaleureux pourrait voir jour au sein de l’hôpital pour y recevoir et écouter les familles.

Nat